L’atelier qui n’aura pas lieu… cette fois-ci

J’avais parlé ici de l’atelier “Enrichir son répertoire” que je devais donner cet automne à la Maison des arts de la parole.  Il n’y a eu que deux inscriptions.  Il en aurait fallu dix.  L’atelier est donc officiellement annulé… ou du moins remis à plus tard.  Je pense que la fée Mirage avait le mieux résumé l’idée derrière cette formation:, avec ces mots

“Parce que ce n’est pas toujours facile de trouver des histoires qu’on aime. Parce qu’on se fait souvent demander de trouver des contes sur des thèmes précis, parfois même impossibles! Parce qu’à la bibliothèque et en librairie, les livres de contes sont tout mélangés avec le reste. Parce que les archives sonores, maudit que ça à l’air compliqué! Parce qu’entre lire des contes et en trouver un qui nous intéresse réellement, il y a un sacré travail. Parce que créer un conte bien ficelé ne va pas toujours de soi. Parce qu’on cherche parfois des histoires sans trop savoir ce qu’on cherche. Parce que le répertoire d’histoires est tellement vaste et tellement intéressant à découvrir. Parce qu’on oublie parfois des histoires qu’on aimait pourtant. Parce qu’on a envie de connaître plus d’histoires sur le bout des doigts.”

Oui, je suis très déçu, mais pas amer (bon, peut-être un peu).  Je continue de penser que c’est une thématique dont on ne parle pas assez.  Je ne connais évidemment pas tout, mais je pense que j’ai développé sur le tas et au fil de formations avec d’autres un certain nombre de trucs de recherche que j’aurais eu plaisir à partager.  Je crois que je peux apporter quelque chose au milieu du conte québécois de ce côté.  Je ne suis pas le seul à pouvoir le faire, bien sûr, mais je crois être un des rares que la question du répertoire passionne autant.  Il y a aussi l’idée d’apprendre des autres… ensemble! Comment vous les trouvez, vous, vos contes?

Si tout le monde qui m’a dit être intéressé par cet atelier avait pu être réuni ensemble au même moment, ça aurait eu lieu, c’est sûr.  Je comprends que l’on manque de temps ou d’argent ou des deux.  Je comprends qu’il soit difficile de bloquer trois samedis et de se déplacer à Sherbrooke par dessus le marché (c’est tellement loin l’Estrie)…  En même temps, je vois difficilement comment parler de répertoire sur trois jours consécutifs, sans que les participants aient le temps d’expérimenter les outils présentés et de revenir avec de nouveaux contes trouvés.

Rien n’arrive pour rien.  Ma conjointe étant en retour aux études, la logistique n’était pas simple de mon côté non plus.  Je vais pouvoir raffiner certaines sous-questions que j’avais traité de manière plus indirecte.  Par ailleurs, mon aventure avec les Semeurs m’a donné le goût d’enclencher plus sérieusement le processus d’écriture d’un second spectacle solo.  Je m’y mets donc dès cet automne.

Si vous êtes de ceux qui aimeraient un jour suivre une telle formation, faites-moi signe!  Je vous garderai dans une liste d’envoi personnelle.  Dites-moi ce que vous aimeriez voir discuté lors d’un tel atelier.  Dites-moi quelle formule vous conviendrait mieux.  Où et quand?  Comment?  Si cela permet qu’une prochaine fois soit la bonne, j’achète!

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